21 août 2016

Mots Morts Maux


Nécrose
né rose
nez à naître
de né nu phare


...des couteaux
de gorges plantés
dans la langue des faits
exaucée de la chimie
feu du ciel
déconcrissé
par bloc
de froids
rayant la cage
des cendres
attroupées
prête à partir
au dernier
pouce carré
d'univers
dès l'avant
ni vu ni connu
mais en fin
comme jamais
pillant le sang
des chairs nananes
en mots dedans
las d'attendre
prostrés
sanglés
encadrés
des viandes prospères
à est-ce crocs
de monde entier
le même masque
sauve qui veut
qui peut
tenant agrippé
à la fin du poème
scripté en silence
LÀ où Tout n'a jamais
commencé

Cent lieux
sans logis
pas de tête
au désert d'espace
alors exil
chez soi
nulle-part
et pas où?
Criblé de
mots torturés
ne se loge pas
LÀ n'y est pas l'air
tombe avec les yeux
vaporeux liquides
près et prêt
pour céleste
dessaisie
par K.O. technique
bouché de Nature
nature codé
des maux
et littérateurs
tenant la cage
de la folie
speak and span
pour services rendus
à cela que tout se justifie
s'enchair au prix
du gras dur
en papier torches
culs d'honoris
cause toujours
par mille et une nuits
tenant l'écart
par politique d'histoire
et de gain capital
de l'Art et sa sacrée
contemplation
de la suite du monde
pas pour tous
beaucoup d'appelés
peu...et les dieux
sévères pour ceux
qu'ils appellent...
aller mordre
en passant
des formes
et des couleurs
pour ne pas
mourir des autres
lui là le même
en jenous
jamais JE
mais beauté d'éblouie
en mille noirceurs
pour RIEN
Patience d'amour
peindre sculpter
dessiner...
aimer d'âme
certaine
et vogue la galère
en des îles
de lumières
sauvages
en plein coeur
du sang lieu
Nullement
préfère ne pas
RIEN c'est
beaucoup mieux
ne pas dire
que du vrai
passer à la passe soir
jusqu'à tard
le matin
tenant le meilleur
pour au-delà
du plaisir

Tout reprendre depuis
toujours
l'Artcalypse
du temps évanescent
trop tard
tout s'est évanoui
liquéfié asséché
et brassé puis
solidifié malgré
et les mots et é eh
quoi en é encor...
ceux qui en ont vécues
repris triturés
prisés le prix
toujours pareil
jamais compris
la loi qui tombe
sous l'erreur
d'avoir été
cul-de-sac
du mot entrer
là où 'Je bâtis
des châteaux
de chimères
et me voilà
divaguant
et extravagant
dans la vaste mer
de l'illusion
sans bornes
et sans rivages' *
Envoûtements
et musiques
on the road
dévorant dévoré
sans savoir
sait tout
Terminer

Delacroix *

Mémoire De Mains


Du Né En Pleine Tête


...dire dédire
redire bon
ça ne va pas
pas la peine
d'en remettre
le système gentil
prend tout
envers endos
prendre ou pas
le rang d'oignons
à la dernière rangée
c'est le vide l'ennui
et toute la bastringue
des disparus...
ayant donné
les faits la raison
la déraison
qui ont fait
de la révolution
un ticket pour l'ailleurs
8 9 milliards de pieds
multipliés par deux
en dessous
de la vraie vie
Tout l'Art
de la suite universelle
de l'Esprit ayant
terminé sa course
dans la grande poche
infinie de ce que veut
celui qui veut...
'Ah! et tout de même
quelle jouissance
de l'oeil, et quel rire
que le rire édenté
du vieux lion
Rembrandt,
la tête coiffé d'un linge,
la palette à la main!' *
Là une palette
mine de plomb
noir gris
des couleurs
de la lumière
à synapses
un Job
un Saint-Simon
des corneilles
des masses
un Titanic
un mythe sur une feuille
toile mur bâche
dans l'air du temps
rythmes and song
signes griffes cris
pour jenous fixion
échappé d'entre amour
de la folie des murs
du pas ça
l'autre c'est quoi?
Camp
Et depuis lors
des sous-sols
aux goulags
à la guerre
des molécules
des matières
infiniment recyclables
du cosmos
d'une quincaillerie
de tortures
de dissolution
avec les petits
avec les grands
tout rentre dans l'Ordre
du Grand Oubli
en coup de récréation
tout est passé à présent
en un futur antérieur
sous les yeux
des soleils ardents
des peintres
là où l'air
est sans particules
alpha qu'oméga
mais en vain
ou en venir
en bas du fixer
une fois pour toutes
pour un tableau
transmuté en collection
d'emmurement ayant
depuis fort longtemps
fait ses adieux
à la parade du spectraque
en une explosion
de coeur
las du cri
dans la peinture
du mourir en tortures
d'S.O.S d'abattoirs
L'Art pour ne pas
crever de la vérité
pour tenir...
à quoi?
Par cela
des mots reniés
menteurs religieux
nihilistes fanatiques
critiques droitistes
communistes
tralalalas
signes
formes
informes
géométriques
organiques
par styles
courant la galipote
la queue du diable
dans le trou
du commencement
du monde à sa fin
en sourdine évanescente
et disparition absolue
dans un chiffre d'affaires
ratatine ordure
en mot à maux
du dernier expirant
une phrase...
Le Silence de l'Étroit

Petit dessin
en tête à têtes
entre moi je
vous dis
Un Je suis donc
je le pense
autrement
tellement mieux
d'un trait
voir revoir encor
ce qu'avait fait VOIR
les vies dans la vie
de ce qui vient toujours
en temps et lieu
pour tout l'imaginaire
au terme du voile
de Saïs ou des mille
milliards de nuits
de solitude
d'attentes

ICI MÊME
l'identique certitude
d'AMOUR
Réalité sans Breton
ni Basque
occitan corse
québécois
inuit sans langue
100 langues
ensanglantées
en nous plus que nous
SEUL en vérité
sans peuple
pas besoin de toujours
ou Voir le phare
des océans de passage
vers le plus Grand
flash d'étincelle
comme oeil
en travers le glas
de l'éphémère
De la beauté
lumineuse secrète
sacrée une fois
la FOI pour toutes
les fois ou RIEN
était parfait
Là où se cache
l'éternité
en pleine imbécilité
d'admiration
Alors va
pour un petit dessin
faisant de l'oeil
écervelé en forme
de création
ronronnant d'univers

Émotion le LÀ
en si de la musique
pour haute mer
à saluer avec modération
ou à hauteur de vérité
sans le vertige
de la conscience
un vol au-dessus
de la justification
indécrottable
de bouffer le Tout
de la création
pour un branle-bas
de mort sur bite
en deux temps
pour qu'éjacule
le vent sur la portée
ouverte du bonheur
beauté donnée
jouissant de l'oasis
LÀ ICI
floraisons en confettis
tombant dans l'oeil


* V. Van Gogh

Sous L'Invisible


Les Vies Denses
dans le marbre


Battant au lieu
de la couleur
pas vue de là
sans entre non plus
cela se pose au sol
par une aube
de rose mouillée
de lui et de nuit
en plein jour
éveillant un chant
a l'aimé de Nerval
Qui dit de lui
ou de la vie
ils vivent d'ici
ou de tout
qu'importe
TOUS
Alors l'éclair
qui du noir LÀ
EST et tant pis
pour la lèpre
que la fleur guérie
Dans l'accouchement
en vain recommencer
milliards de lueurs
éteintes ayant l'espace
d'un point au coeur
qui s'efface
aussitôt passé
le présent de l'avenir
Art de retenir
à voir et voir deux fois
pour la suite
sans surréelle
qu'hyper cela
plutôt que cela
Politique
ou despotique
encor à corps
vendu disparut
ni vu ni connu
'...Il n'y a de toute façon
rien à faire, sauf dire,
ce qui sera
tout à fait relatif,
et au fond d'un intérêt
mineur face à ce qui
seul persiste: l'Histoire,
qui ne perçoit
n'y ne parle,
inscrite entre
les pages des livres' *
L'évidence
en petits dessins
de Un et le même
le Lui Là
heureux qui comme
encor dit et passe
de l'autre bord du mur
des mouches noires
et des brûlots des blablas
sachant l'ensorcellement
et '...probablement
parce que les humains
ne peuvent se comprendre
qu'ils parlent...'*
Enfin la fin tout fin
près très près qu'étais-ce
que cette apparence
qu'exporte le concept
l'idée d'une richesse
capitalisant sur la matière
d'Un seul visage sans métissage
à monnaies échangeant
de l'ennui pour du naître
devant l'irrémédiable?

Barbaque en tout pour peu
dans la moelle
déjà avant d'avoir
été planté capitaliste
athée et croyant en la vie
pour dieu sait quoi
Mais cela n'a rien à Voir
avec la ré si stance
le mot ne résiste plus
embourbé est au meilleur
en danger sous la table rase
sans les jours absolus
du souvenir sans espoir
devant le néant qui échoit
d'où revenir sera
d'une mort certaine
métamorphosé en je
d'un monstrueux insecte
en coquilles de maux de lui
disparut l'autre moi en Je
du temps des sanguines
tableaux en actes
ou bien ou bien
existant en penseur
d'anthropophagie
sur le cercle des enfers
et en vache à lait
de l'esprit en Inde
voyageant sur le fleuve
de l'Un éternel Seul
et sans Histoire
...Il a été une fois...
LA Lumière


Carrera L. F. *

10 août 2016

Teneur Fugace


Autoportrait
en ruine
reconstuitué


Oui a vu
d'ouvrage
à dessein
suspendu
dans le vide
anthropophagique
du quelque chose
à peindre
et à sculpter
par la matière
du peu alloué
en l'oasis
par pairs interposés
des misères
torturant l'impossible
miracle
de VOIR
mais quoi en vérité?
Celle-LÀ
L'ICI-MÊME
bonne pour l'enfer
l'enfermement
l'en faire en fin
au-delà duquel
la joie de penser
p'art d'ART
de Dieu créant Dieu
en sa JOIE suprême
point d'appui
après la MORT
menu PASSAGE
d'abandon trait par traits
à la grâce d'aller
pour RIEN
pas besoin
de décrocher des pommes
à mimétismes mais
compotier du vent
dans les feuilles
voyageuses d'air
d'espaces universelles
Défait délié en vol
de nuit en petits dessins
tombant de lumière
en saint ex...
Etc...décroché
en gouttelettes d'océan
et voûte d'amour
cryptant la nuance
secrète du bonheur
etc...

Un en un bloc
indifférant pour (le temps
ce grand sculpteur)
dit Marguerite
passant
incompréhensible
et visiblement
LÀ c'est à voir
Ici juste LÀ
splendeur du jour
en pleine nuit
en jeu sur la joue du feu
volcan et crachant
le doute évidé
de toutes autres propositions
que folie et cendre
de la fin des fins
de l'entre-deux trois
pour un quatre
égal cinq
Enfin l'histoire
commence
Il était une fois
ce qui a une fin

Sortir de l'enfer
d'adaptation à tout
du Dieu ou de l'Art
en vie d'âme et de corps
au-delà de destruction
construction
LÀ mais OÙ?
En l'Être des disparus
avec le Pire
stérilisation des têtes
totalitarismes d'atomes
exaucés en suite
hitlérienne
sans dieux ni Dieu
ni Homme ou autre chose
il n'y a pas de monde
il y a un Monde
et l'illusion
aura été belle
sans preuve à donner
dans le cul de la belle
au bois des morts
à l'endroit
où ils passent
à la casserole
dit la chanson...
L'Éternité éternel
éternellement LÀ
quand l'abandon arrive
comme il se doit
en dessins desseins
pour un tableau
hors et en ailleurs
d'ici pour le LÀ
Passé depuis
la terre reprend le sang
des cent milliards
de trilliards de sans abri
rebrasse le Tout
en un désordre ordinaire
envoûté changeant
instable imprévisible
fugace chaotique
incitant poussant
à créer le sens
la mise en ordre
mais de quoi?
Du politique
inscrivant la marche
sur l'infime
quelque chose
de l'Art pour crever
la bulle de chair rouge
en bobette
s'apprêtant la mort
au Mont-Désert
ou visant le noir
tuant le blanc
beauté paix d'amour
que croyez-vous
en passant...
de l'autre bord
non pas du miroir
mais des cris
téléguidés
du spectraque
dévorant à la racine
le souffle l'air et les songes
d'enfants défunts
nés aveuglés
de poudres d'os
et d'un halo d'atomes
sur le mur
de toutes les ruines
en disparus nihilistes
vers l'énergie du
travaillant monde
par vent qui passe
sur les rives
de l'inconscience
bourdonnant d'échos
de guerres ordinaires
incréant le sens
pour l'Aura d'Art
des traces
de Laura l'aura pas
en danse de Saint-Guy
par le fil d'art rit âne
L'Art étant au temps
le fond de ce qui
perd dure de bonheur
très tôt dès la naissance
par petits dessins
sans dessein
en poste hérité
d'ailleurs tombant
de très haut
pour durer infiniment




La Vie D'Ailleurs


De la matière
à dessein


Illusion cadre
l'oeil Oeil
déjà le deuil
quoi?
Passer passant
de création
c'était hier
avant en attente
Oeuf la poule
un poulailler
d'informes
dix formes
des mentant
mentalement
quelque chose
voie
la voie
chemin faisant
et libre comme
la vérité donnée
patientant
dans le col
des fées mûres
évanouies
sans savoir
tombant des nues
pas besoin
c'Est LÀ
poésie ou pas
seul en nous
copier collé
copie qu'on forme
à l'unimaginable tableau
cadrant cela
la vie qui est ailleurs
ici même...
JOIE JOIE JOIE!
Enfin mais quoi?
Je nous tu
tu vous tu toi
par coi......... ...
'Tout cela est bel et bon,
mais il faut cultiver
son jardin sans raisonner' *
Des brises coeurs
après quand la MORT
en somme aura cassé
cette petite partie de réel
l'éternité sans savoir
et cela restera à VOIR
l'oeil derrière le cerveau
de lumière
bref
court petit
minime infime
menu dérisoire
organe en désuétude
en terminal maladie
de l'oubli...
que tombant d'argent
des morts
s'y sont fracassés
des squelettes
en tas de pierres
à bâtir des cathédrales
de sous missions
d'à Jenous servant
l'eau rougie de tueurs
en lugubres désirs
de mourir d'assassinés
Qu'est-ce que l'art?
L'art est tout
ce qu'on en dit!
Tout et plus encore
tout dire
et RIEN dire
L'Art ne dit pas
il se fait en crevant
toutes les secondes
il n'a pas de temps
pas d'histoire
de la vermine
des tas détritus
du compost
en transcendance
en VIVE MÉMOIRE
car LÀ le LÀ
s'efface devenu
limbique et disparu
du cimetière
totalitaire...
L'éternité de la création
détruire construire
cheminer
et des restes
pour Personne...
Enfin l'Art
cet imaginaire
de Rien
pour se tenir en beauté
devant la résurrection
de la Vie d'Ailleurs
rêvant ici-même
à des galaxies
de couleurs appliquées
sur des espadrilles
marchant sur l'autoroute
de la joie
tenant le créer
à bout portant
vers l'extase
sur le chemin
de la complétude
demeuré...
'...joie pleure de joie...' **
par un lieu
d'irrespirable espace
de scintillements
d'étoiles noires
et d'effrayant
océan sans bord
dans le chuchotement
du caniveau de l'ennui
et des parentés
qui sucent le rire
du tenir coeur
Juste là d'ailleurs
où au désert
des mirages
de la caverne
à la banque
et au blanchiment
du ciel par le Vatican
la solitude la lucide
approche de la vérité
sans abri que cela est
formes rythmes couleurs
dans la lumière
en quelque chose
qui sait savoir
sans dire
mais créant un monde
celui du plus de prégnance
pour Voir un peu
pour aller LÀ
ici-même

Précisément
regard dedans
duquel la mort
t'aspire dégoulinant
les liquides
de la conscience
jusqu'au sec
à la sécheresse
des déserts
poussières
de pas de si de ça
retour a l'oubli
de l'oubliance
attendre encor
des larmes en mers
de tendre terres
en des repos d'oasis
où le douanier
des verts jardins
surréalisant
là-dessus
parler pour ne rien dire
étant disparus
autant dire RIEN

Tout a commencé
par la fin dès le début
c'était la faim
le mal la douleur
et les pommes
l'esprit matérialisé
par l'illusion de l'Art
(qui dit la vérité)
du quelque chose à savoir
comprendre à faire
histoire de toute proie
de Rien
du Tout...
Et par la lumière
un peu de couleurs
de formes
et c'est parti...
ici même... LÀ MÊME


Delacroix*
Pascal**